Un jeune homme est venu s'asseoir en face de moi dans le bus 26 aujourd'hui à Paris. Puis, il s'est mis à lire Nedjma de Kateb Yacine. Je l'ai laissé lire tranquillement mais je n'ai pas pu me retenir d'engager la discussion avec lui. "Roman passionnant, n'est ce pas ?", lui-dis-je. Souriant, il me confie que le roman est difficile. "Non, juste qu'il n'y pas de chronologie dans le texte", " c'est vrai", affirme-t-il. Je lui apprends que Kateb Yacine, paix à son âme, avait commencé à écrire ce roman à l'âge de 19 ans, dans ce café de la rue Château des rentiers à Paris où des résistants avaient écrit des tracts en kabyle appelant à sauver les enfants juifs durant l'été 1942. Le sourire du jeune homme se prolonge, il est tout content, moi aussi
Balade parisienne
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